L'ingénieur du monde numérique

Ecole Nationale Supérieure
d'Électronique, Informatique, Télécommunications,
Mathématique et Mécanique de Bordeaux

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Dr. Labo & Mr. Prof : le portrait de Sébastien Vilain

Dr. Labo & Mr(s). Prof est un format de médiation scientifique qui présente les deux facettes du métier d’enseignant-chercheur. 

Décrouvrez le portrait de Sébastien Vilain, enseignant à l'ENSTBB - Bordeaux INP et chercheur à l’Institut de Chimie & Biologie des Membranes & des Nano-objets (CNRS / Bordeaux INP / université de Bordeaux).

As-tu un voeu professionnel à nous confier ?

Développer la formation par la Recherche, notamment dans le cadre de projets tuteurés annuels. C’est-à-dire des projets menés en petits groupes d’étudiants, sous l’encadrement d’un enseignant-chercheur pour chaque partie du projet (bibliographie, manipulations, protocole, etc.). Et me concernant, je souhaite promouvoir les biotechnologies en lien avec mes activités de recherche, comme les biotechnologies « jaune » et « blanche ».

La qualité essentielle pour exercer ton métier ?

Il y en a 2 à mes yeux… La passion ; elle est indispensable pour surmonter les difficultés que l’on rencontre régulièrement dans notre métier. Sans oublier le sens de l’observation utilisé pour la recherche comme pour l’enseignement.

Es-tu plutôt Dr. Labo ou Mr. Prof ?

Sans l’ombre d’un doute, Dr Labo.

Quelle est la thématique de tes travaux de recherche ?

Je travaille dans l’équipe « Spectrométrie de Masse des Macromolécules Biologiques » dirigée par Caroline Tokarski à l’Institut de Chimie & Biologie des Membranes & des Nano-objets (CBMN ; UMR 5248 CNRS). Mes recherches, réalisées à l’ENSTBB - Bordeaux INP, sont consacrées à l’étude des biofilms bactériens, aussi bien dans le domaine médical que dans le domaine environnemental. Pour la partie « fondamentale » de mes recherches, j’ai développé un système d’immobilisation particulier qui me permet d’étudier la première étape de la formation d’un biofilm, appelée « phase d’attachement ». Via l’étude protéomique, le but est de comprendre la physiologie de bactéries, en particulier Pseudomonas aeruginosa, qui sont en contact avec une surface depuis seulement quelques minutes et d’identifier les acteurs moléculaires impliqués dans cette phase d’attachement. Pour la partie « Appliquée » des recherches, nous tentons de développer des souches GRAS pour la production d’exopolysaccharides à haute valeur ajoutée et nous testons les propriétés anti-biofilms de diverses solutions commerciales ou en cours de développement par des industriels.

Pourqouoi choisir ce sujet ? En fait, c’est un choix qui s’est imposé à moi lors de mon DEA… j’ai travaillé sur le rôle de certaines porines dans la formation des biofilms chez Escherichia coli et j’ai tellement été intéressé par la thématique des biofilms que lors de mes post-docs et à mon arrivée à Bordeaux, j’ai continué à étudier les biofilms.

Qu'est-ce qui te plaît dans l'enseignement ?

La transmission des connaissances en présentant leur évolution historique et en insistant sur le fait que, parfois, les cours ne présentent que la « vérité » du moment et que celle-ci est susceptible d’évoluer en fonction des observations futures. Ce qui me plaît en particulier ce sont les enseignements en petit groupe, en TP ou en projet. C’est là que les étudiants acquièrent une expérience technique tout en comprenant mieux certains savoirs fondamentaux et leur utilité. C’est là que les élèves-ingénieurs deviennent, à mon sens, « compétents ». C’est aussi dans ces formes d’enseignements que l’on transmet le mieux, par exemple, l’importance du sens critique en recherche, la nécessité de se méfier de ses propres certitudes ou la prépondérance de la sérendipité dans de nombreuses découvertes.

En quoi être chercheur est complémentaire d'être enseignant ?

Etre enseignant dans une formation multidisciplinaire comme celle d’un futur ingénieur est l’opportunité de participer à ou de monter des enseignements dans des domaines qui sont en dehors de notre zone de confort, ce qui bénéficie toujours à notre moitié « chercheur ». De plus, le contact avec les étudiants, surtout en petit groupe, permet d’échanger sur nos thématiques de Recherche avec un public « novice » qui pose toujours d’excellentes questions qui sont autant de sources d’inspiration que de pistes d’amélioration.

Quels sont les avantages à appartenir à un établissement comme Bordeaux INP ?

Bordeaux INP est avant tout un établissement à « taille humaine ». Cette qualité facilite les échanges entre écoles et avec l’administration de Bordeaux INP.

Merci Sébastien !

Je souhaite participer au projet "Dr. Labo & Mr(s) Prof"

 

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